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Banale, on la remarque à peine. Commune, on la trouve laide. Le nom qu’on lui donne sonne affreusement: pissenlit. Telle une mauvaise herbe, cette plante envahit les campagnes, les villes, les jardins, les potagers. Insistante,
persistante, elle prend racine n’importe où, là ou on ne la demande pas, là ou on ne la souhaite pas, là ou on ne l’attend pas. Le
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En promenade, un champ entier de fleurs de pissenlits. Nous avons bien évidemment essayé de faire la photo en mouvement ... pas réussi !! la prochaine fois.
Donc, nous nous sommes contentés de les photographier sur pieds
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véritable cauchemar des amateurs de pelouses, s’installe sur n’importe quel terrain, profite du moindre grain de terre. Une faille dans l’asphalte d’un trottoir ou
dans le béton d’un mur lui suffit. Partout dans le monde on trouve ses fleurs jaunes, ses grossières feuilles découpées en dents de lion, pour nous rappeler sans cesse que les pauvres petits
humains ne pouvons gérer la vie comme un livre comptable. La vie se passe de notre sens de l’esthétique. Se moque de nos bétonnages. Elle était là avant nous. Restera après nous. Le pissenlit est
un don de la création que nous nous acharnons à ignorer. Oublier. Le pissenlit se
mange chaud , froid ou sucré . Le pissenlit se boit . Le pissenlit s’infuse . Le
pissenlit nourrit lapins et abeilles. Le pissenlit guérit . Quand le dernier homme aura disparu, les pissenlits recouvriront nos villes,
nos œuvres d’art, nos routes et nos cathédrales. Enterreront en triomphe nos vénérées cultures sous un tapis vert et jaune, en riant de notre dédain d’autrefois.
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